Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 
 
 
   
 

Besançon , ma ville

Peu d'hommes arrivent à se considérer comme  étant de partout, libres, sans attache et s'assumant comme tels. Comme si ce n'était pas normal, naturel, on les considère alors comme des apatrides, des errants, des gens à qui il manque quelque chose. Je ne suis pas de ceux là, bien au contraire. Je suis né dans la petite ville de Gray en Haute Saône, qui fut longtemps une ville frontière, entre deux. Pour ceux qui en partent, une part va vers la bourgogne et Dijon, une autre part vers le Doubs et Besançon. Ces destinations témoignent de tempéraments tellement différents. Je suis de très loin, originaire du plateau, près de Morteau, mon nom en témoigne, c'est donc naturellement que je me suis dirigé à dix sept ans vers Besançon. J'y suis resté quelques temps et j'ai cru pouvoir m'en passer, j'ai vécu plusieurs années à Paris, la comté me manquait et m'appelait et je suis rentré. Mais qu'a t-elle donc de si particulier cette ville? Serait ce sa taille humaine et rassurante? Sa forme de ventre rebondi, en matrice qui la rend si confortable? Serait ce ses collines qui l'entourent et la protègent? Serait ce encore l'impression qu'on y connait tout le monde? serait ce son histoire ? Son harmonie esthétique? Ses couleurs? Ses places et jardins? Ces citadelles? Son climat? Ses gens? Serait ce la faute de Victor Hugo? Pasteur? Proudhon? Fourier? Lumière? Nodier? Pour ne citer qu'eux. C'est peut-être pour tout ça à la fois, mais surtout parce qu'à un moment, mon tempérament de comtois et mon attachement à la région furent plus fort que tout et qu'en tant que tel, j'avais besoin d'avoir les pieds dans ma terre, le regard posé sur St Jean et la citadelle.

 

 
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Aquarelle de Franche-Comté: Besançon, St Jean


 
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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