Carnet de voyage


 

Cascade des planches


Il faut avoir passé le pont en dessous duquel les truites dorées se plaisent à onduler au soleil sur les larges dalles de calcaire entre quelques longs rubans d'herbe aquatique, dans une eau cristalline et vive. Il faut encore avoir passé les belles fermes du village, pour s'enfoncer un peu plus dans la reculée ombragée. Le vrombissement de la rivière se fait entendre plus franchement au fur et à mesure que l'on pénètre dans ce domaine un peu magique et secret des cascades. On ne se rend pas bien compte des lieux, au bout du champ, les falaises hautes et sombres sont toutes proches et pourtant un espace intermédiaire apparaît dès que l'on se glisse sous les taillis livrant d'un coup des façades successives et festonnées, d'eau en chute, de près de cinq mètres, finissant par de drôles de mares ou se mêlent racines, sables dépôts roux d'oxyde de fer et concrétions calcaires. Au-dessus des chutes la rivière serpente sur un plateau au milieu d'un chablis où jouent ombre et soleil. L'eau coure sur des tapis de sables successifs en micro chutes, délimités par des boudins de tuf couleur bronze ou le flot en passant, se transforme et une myriade d'éclats lumineux, d'étoiles scintillantes donnant un spectacle complètement irréel.

Eh oui, la Franche-Comté, c'est la surprise de la rencontre du sauvage et du mystèrieux à tout instant là ou l'on ne s'y attend pas .

 

 
Retour

Aquarelle de Franche-Comté: Cascade des Planches 3


 

L'aquarelle

Ce qui fut le plus complexe consista à rendre le contraste entre ombre et soleil. Je ne suis pas satisfait  de l'effet du mouvement de l'eau des chutes.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
Création site internet, www.melian.org