Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
      
 

Bord de Loue à Scey


Après avoir traversé Ornans, l'eau de la Loue reprend son cours à travers cette douce vallée très courbésienne ou se mélangent falaises de roche, grandes futaies et prairies tendres. Ici tout est contraste, les parties ensoleillées étincellent sous le soleil tandis que les ombres noires laissent planer une part de mystère. Il faut avoir passé le miroir de Scey et avoir osé s'aventurer sur l'autre rive à travers les pâturages, pour trouver ses rives sauvages et cette eau vive qui caresse la berge.

Cette rivière est devenue dans bien des esprits franc-comtois, un mythe, une culture qui participe à leur identité. Il y a comme une intimité secrète qui nous lie à la rivière, un signe d'appartenance ou on ne sait plus qui appartient à l'autre: est ce notre rivière? Ou sommes nous à ce paysage? à cette eau qui courre? Certains Comtois vont avoir besoin de la vénérer et de lui dédier de beaux textes littéraires, la mettre au coeur d' aventures comtoises, d'autres la peindront, d'autres se contenteront plus simplement de la suivre sur ses rives, ou de la parcourir en canoë, mais tous s'en remplissent l'âme et le coeur, la rivière les habite, les appelle souvent à des rencontres émouvantes, grandioses, qui ne font qu'accentuer encore leurs liens.


 

 
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Aquarelle de franche-Comté: La Loue


 

L'aquarelle.

Ici, je voulais capter la lumière de l’eau vive qui lèche la rive et fait onduler les herbes aquatiques. Je voulais l'entendre. Je voulais aussi souligner cette ligne courbe et gracieuse de la berge qui accompagne l'eau tumultueuse. Cette aquarelle est réalisée sur un papier Fabriano « artistico » lequel m'étonne toujours pour sa réaction au mouillé et qui donne des effets qui lui sont propres.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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