Carnet de voyage


 

Ornans: sous le pont.


Qu'aurait été Ornans sans la Loue? On ne l'imagine pas, la ville semble tourner autour de la rivière qui en est l'axe fondamental par lequel elle vit. Nous sommes tous admiratifs de ces berges bâties de maisons au-dessus de l'eau qui se reflètent dans le courant. Nous sommes émerveillés de ces escaliers, ces trajes qui viennent jusqu'à l'eau, de ces ponts fleuris qui l'enjambent, de ces arches sombrent qui baignent les façades des maisons. Aujourd'hui, même si l'eau est polluée, ça ne se voit que de très près, le paysage est idyllique, et tranquille, pourtant on sait que ce ne fut pas toujours le cas. Au XIX em siècle la ville était plutôt tournée du côté de la rue et de place avec une grosse activité de commerce et d'artisanat, la rivière, elle, était plutôt le dépotoir là ou se perdait tout ce qui était rejeté par l'homme et le paysage devait être moins soigné et moins esthétique. Le teinturier, l'abattoir, les gens eux-mêmes y déversaient tout et n'importe quoi.

Ainsi va le temps, la vocation, l'intérêt des espaces changent, qu'importe, ce qui compte, c'est ce qu'on en fait et ce qu'on s'interdit d'en faire aujourd'hui, car ce dont on hérite a déjà tellement changé qu'il n'est pas à lire que comme un vestige du passé, mais bien aussi comme une esthétique au présent.

 

 
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Aquarelle de Franche-Comté: Sous le pont à Ornans


 

L'aquarelle.

J'ai bien aimé ce travail, j'ai eu beaucoup de mal avec l'eau à essayer de la rendre fluide, courante et de jongler avec l'ombre et la lumière.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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