Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
      
 

Il est des matins ou le jour semble refuser de se lever, ou l'aurore persiste intensément . Ca fait longtemps que la température est passée en dessous de moins vingt degrés, le givre gelé a tout recouvert, sous les pieds, l'herbe crisse, craque dans un bruit de froissement métallique, les branches d'arbre teintent comme du cristal. On entend dans les marais tout proche, les cavalcades des sangliers dont les pas crèvent la glace au dessus de la vase. Il faut être un peu fou pour affronter les éléments par des temps pareils, mais c'est tellement beau et il fait si bon pour peu qu'on soit bien habillé, bien sûr il faut aimer que l'air froid vous pique la gorge, que l'humidité de la respiration fasse des glaçons au bout de votre nez, que les lèvres se gercent et que les oreilles gèlent si vous ne les protégez pas, j’ai bien dit, il faut être un peu fou. Il arrive que le promeneur ne soit pas seul et rencontre quelques chevaux comtois livrés à eux même depuis longtemps dans le froid et qui se trouvent bien heureux de rencontrer quelqu'un. Attention, ne pas les approcher de trop près, car ils débordent d'affection et de besoin de contact au point de vous bousculer et vous blesser.

 

 
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Aquarelle de Franche-Comté: Terre d'hiver


 

Je voulais rendre l'atmosphère particulier de ce matin d'hiver ou tout est pétrifié par le gel et le froid intense.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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