Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 

Coquelicot de mon enfance, un temps, il avait presque disparu des campagnes, puis doucement il se s'est réimplanté, d'abord timidement, puis plus massivement pour le ravissement de tous. De la Provence aux Flandres, les coquelicots arrivent à couvrir les champs, mais à chaque endroit sa tonalité, en Provence ils sont d'un rouge vermillon, chargé de jaune qui leur donne des tons plus oranger. En Franche Comté, le rouge est chargé de d'avantage de bleu, les faisant tirer sur un pourpre, ailleurs encore vers un carmin. Ces subtilités rajoutent encore à leur caractère d'exception, de fragilité, qui font qu'on les regardent avec émerveillement sans les toucher. S'ils arrivent parfois à étouffer tous les autres végétaux, couvrant l'espace d'un voile ondulant et de sa couleur, souvent le coquelicot sait se marier aux autres fleurs, qu'il enrichit de sa présence, ou ce mélange lui donne encore plus de brillance et d'éclat. Son rouge s'accorde avec toutes les autres couleurs, tantôt, le violet, le mauve, tantôt le blanc, le jaune,c e n'est que gaité et merveille. Il est aussi beau qu'éphémère, mais dans sa chute, il reste noble en prenant des tons plus cramoisi, ou il se flétrit , se plisse presque autant qu'à sa naissance, au sortir de son enveloppe velue d'un vert olivier. Il perd ses pétales d'un coup et disparaît complètement du paysage alors qu'au bout de sa tige ballottée, les graine s'envolent pour nous faire rêver à nouveau au prochain printemps.

 

 
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Aquarelle de Provence: Coquelicots


 

L'aquarelle

Je voulais rendre ce mélange chaotique d'un champs ou tout s'entremêle, mais ou il règne en seigneur.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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