Carnet de voyage


 

Les chênes savent comme les mélèzes, absorber ce qui les environne de trop près et les dérange. Cela produit de beaux ensembles de matières. Comme une bouche énorme, avec de larges lèvres gercées se dessine aux limites de la pierre, l'enveloppe, comme si elle était un gros bonbon. Serait-ce la bouche d'une sorcière mystérieuse et gloutonne, prête à nous faire disparaître aussi?Si peu que l'on soit à sa portée? De grosses pustules rebondies agrémentées de poils branchus s'agitent avec le vent,accentuent encore le caractère hypnotisant du monstre. Nous sommes loin de la fragilité de certaines branches, là tout est solide, puissant charpenté, envahissant menaçant même. Les teintes grises et argentées des écorces lavées par le temps et de la pierre se mêlent aux ombres des branches supérieures, projetées par le soleil. L’ensemble est saisissant et nous transporte dans un monde rempli d'illusions.

 

 
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Aquarelle de Provence: Du bois à la pierre


 

L' aquarelle:

Petite aquarelle qui reprend en nature morte le travail de digestion d'un rocher par un chêne sur le bord du chemin à Lacoste. Je voulais célébrer ce mariage entre la pierre et le bois.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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