Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
  Il n'y a pas besoin d'aller bien loin au dessus de St Luc, pour tomber en extase devant la folie surréaliste de cette fin  d'automne.  Une vapeur légère caresse les hauteurs. Le soleil filtre à travers et lisse de sa lumière chaude, les herbes jaunies des pâturages abandonnés depuis des semaines par le bétail . La neige a poudré le paysage et s'est  arrêtée nette à une hauteur, comme interdite de descendre plus bas, l'histoire de laisser encore un peu de répit   aux habitants avant l'hiver. Tout est douceur subtile, enveloppé d'un voile créant une intimité magique et sensuelle. Les épines de mélèze déjà tombées accueillent le pas et l'enveloppent de silence. Une légère fraicheur joue avec les rayons du soleil en caressant ma peau. Combien de temps ai je pu passer à me remplir de cette ambiance? Je ne sais trop , mais qu'à y penser, j'en frémis encore. Moi qui connait  trop peu cette montagne , je ne sais pas si j'ai joui d'une exceptionnelle conjonction ou si je suis rentré dans un monde secret que les gens du village se sont bien gardés de dévoiler.  

 
Retour

Aquarelle de St Luc: Un mayen de Roua


 
L'aquarelle:

Parfois, comme par miracle, tout se pose simplement en ordre sur le papier. Du dessin à la signature, cette aquarelle se réalisa sans question, les couleurs, les masques, les lumières, se présentèrent comme par enchantement. Pour certaines autres aquarelles, je me demande longtemps si je retouche, si j'interviens encore ou pas, là, pour peut-être la première fois de ma vie de peintre, j'apposai ma signature dans la foulée, sans question, sans remord non plus.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
Création site internet, www.melian.org