Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 
 
 
   
  Venise c'est la pierre blanche, la brique rouge, les bois peints , les persiennes vertes délabrées, ce sont les odeurs de vases, les moisissures nauséeuses des soubassements détrempés , c'est le temps qui passe, mais encore le temps qui s'arrête, c'est la mort dans sa décrépitude, mais c'est aussi l'éternité dans sa persistance dans cette stabilité immuable qui nous dépasse. Venise, c'est encore la culture, le beau, les monuments majestueux envoutants, les collections rares exceptionnelles, les chefs d'Å“uvres, les trésors de l'humanité. Venise, c'est encore ses habitants indigènes, qui vivent là malgré les touristes, qui persistent à croire que cet endroit est autre chose qu'un musée, une ville avec son marché, ses quais encombrés, ses livreurs, ses commerces, ses bibliothèques ses queues aux stations de bus ou les vaporettos tanguent à l'arrivée au quai dans les vapeurs de gaz oil et le vomissement hoquetant de l'échappement du diesel en mesure avec les vagues et le balancement du navire. Ce sont encore ces librairies inondées de livres comme si les Vénitiens pouvaient avec les livres oublier le trop-plein de touristes. Mais oui ces librairies sont aussi envahies de lecteurs passionnés de littérature qui viennent là à la recherche de trésors , le dernier de Erri de Luca, ou un Dona Leon peut-être? Qu'ils emporteront sous le bras avec « la Nueva de Venezia »jusqu'à une petite terrasse oubliée ou dans des fauteuils de rotin, ils prendront leur premier expresso de la journée avant de rejoindre leur appartement à l'étage dont les fenêtres à colonnes donnent sur une autre rue d'eau ou passent de temps à autre une gondole taxi. Venise c'est ça aussi.  

 
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Aquarelle d'Italie: Venise 4


 
L'aquarelle . Rechercher la lumière , le contraste et décider de s'arrêter
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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