Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 
Novembre est un mois de contraste , il peut y avoir en montagne des moment sinistres avec de la pluie froide, des neiges opaques, mais c'est aussi un mois ou il peut y avoir magie et merveilles. Les premières gelées viennent de faire tomber  en quelques jours les épines de mélèzes. Le sol se recouvre alors d'un tapis épais et doré chaud et odorant dès que le soleil se met de la partie. Cette moquette accueille avec souplesse le pas du promeneur. Si les pentes peuvent se montrer glissantes et dangereuses, les à plats semblent délivrer le randonneur de l'effet de pesanteur. En offrant au pied à la fois une grand souplesse, le pas s'enfonce puis rebondit pendant qu'un petit bruissement vous accompagne . A chaque pas des effluves de résine se répandent dans l'atmosphère en chatouillant les narines.  Les nuages  brumeux qui caressent la pente par moments suppriment les reliefs et les distances. Vous vous trouvez dans un espace restreint de quelques dizaines de mètres laiteux  à deux tons, dans lequel les bruits s'effacent ou prennent une autre dimension tantôt un peu angoissants tantôt intimistes et rassurants. Le soleil intermittent joue entre les arbres en dessinant des taches éblouissantes  d'un or doré ou roux .  C'est un délice, qui n'a pas encore connu ça,  doit absolument s'en donner l'occasion, c'est magique. 
 

 
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Aquarelle du Val d'Anniviers: le sentier d'or


 
L'aquarelle:  Nous sommes avec deux tons  un ocre oranger et un brun foncé presque noir. Dans cette aquarelle, Il fallait rendre le caractère soyeux du matelas d'épines de mélèze et l'atmosphère ouaté produit par la brume. Je suis assez  satisfait du résultat  et j'aime bien ce qui se dégage de cette aquarelle. On sent les choses et on a envie d'y être.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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