Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 

Gillou au printemps II

Combien de mules ont pris ce chemin, lourdement chargées de ballots de foin si volumineux qu'on ne voyait plus l'animal qui les portait. Peut-on croire face à ce côté abandonné que jadis un essaim d'enfants virevoltait ici dans tous les sens, inondant la campagne des bruits de leurs jeux. Ca n'a donc pas toujours été aussi calme, quant au printemps, les vaches d'Eyrens arrivaient de la vallée pour faire une halte réparatrice, on les entendait longtemps avant au gré du vent, au gré des virages du sentier qu’elles gravissaient, alors la vie s'organisait instantanément, chacun reprenant ses habitudes, comme si c'était inscrit sur les falaises de la montagne d'en face.

Aujourd'hui , on vient ici pour trouver la méditation et la solitude, les amateurs sont rares, c'est trop cru, trop sauvage, trop loin de tout, mais ceux qui feront le pas seront comblés , ils connaitront Marie , la reine du lieu, ils connaitront l'extase et l'ivresse d'être perdus face à cette nature trop belle trop puissante, trop imposante, et ils en repartiront changés, piqués à vie, initiés au magique et exceptionnel qui feront d'eux des fidèles inconditionnels de cette vallée.

 

 
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Aquarelle du Valais: Gillou II


 
L'aquarelle:
Encore une expérience de mise en peinture de cette entrée de hameau, j'ai voulu lui donner un coté plus fort plus sévère que la précédente, les verts sont plus froids, l'arrière plan plus imposant. Le cadrage est différent, on voit ici les différents sentiers autour des mazots.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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