Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
  Les gelées avaient déjà éclairci la forêt la plus haute. Par ce matin automnal, si le soleil réchauffait déjà le village, plus haut une brume vaporeuse courrait le long de la pente enveloppant subitement le paysage pour le libérer à nouveau quelques instants plus tard. Une lumière pâle, douce,  légère répandait un atmosphère  étrange chargé de mystère  sans pour autant transmettre l'angoisse que l'on peut connaître dans ce cas  dans les espaces maritimes. Là les couleurs blondes et fauves transmettent une certaine quiétude et des repères  rassurants si peu que l'on ne cherche pas à se perdre trop haut en recherchant les sommets. J'aime cette ambiance intimiste fluide qui répand du beau. Les baies de l'églantier s'égrainent comme des perles sanguines relevant d'une touche vive et puissante l'uniformité  dorée de ce qui n'est plus un pâturage mais le linceul d'un automne finissant.  

 
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Aquarelle du Valais: Val d'Anniviers: l'églantier de Roua


 
l'aquarelle.

L'églantier de Roua

Pour une fois j'ai reformaté les dimensions de mon papier en accentuant la cote de hauteur pour être d'avantage dans l'esprit de verticalité.
Il me fallait trouver un système d'interprétation de la partie boisée. J'ai opté par des superpositions décalées sur un lavis servant de fond. La partie la plus risquée était bien sûr le massif du Toûno mangé par la brume. Un défaut encore dans le positionnement du buisson d'églantier que je trouve un peu trop centré heureusement rattrapé par les deuxièmes plans dans les angles: la pierre et le piquet de pâture.  L'ensemble me plait bien.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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