Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
      
  L'Ognon près de Buthiers Cette petite rivière prend sa source dans le sud des Vosges et se jette dans la Saône  deux cents kilomètres plus au Sud . Elle a tracé son chemin entre le Doubs et la Saône sans pour autant  perdre son originalité vis à vis de ces deux grandes soeurs, bien au contraire, c'est une rivière uniquement franc comtoise et  d'un tempérament rebelle, Elle peut passer d'un débit de moins 1 mètre cube seconde, à près de cinq mètres cube, là elle envahit toute sa vallée. Elle est restée sauvage , même si l'exploitation du sable rose quelle a charrié depuis sa source ont par endroits, un temps, affecté son cours . Elle a retrouvé depuis quelques années une sorte de virginité. Peu connue, même si elle met en valeur les villages qu'elle traverse, MontBozon, Buthiers, Marnay, Pesmes, et bien d'autres, en pleine campagne la rivière ne se laisse pas facilement approcher. Il faut être un peu fou pour s'aventurer à en suivre le cours ou se suivent falaises, butes, marais, bois obscures inhospitaliers, mais aussi elle permet par endroit à goûter au délice de paix qu'offre son environnement. Là, tranquille, reine de sa campagne, elle s'abandonne en   le matin à des vapeurs fumeuses qui noient la vallée d'un linceul de soie. Toutes les couleurs s'estompent, les champs , les pâtures perdent leurs limitent et se confondent avec le ciel, l'horizon est gommé et n'est qu'une pâleur opaline. les peupliers et les saules deviennent de grands échalas fantomatiques cherchant à se mirer encore dans ce qui reste de transparence de son eau abandonnée. Imperturbable, la vache, comme indifférente à tout ce qui se passe, étrangère à ce moment de grâce, le museau humide à raz de l'herbe, balaie inexorablement le sol. Les oiseaux se sont tus , le visiteur que je suis ose à peine respirer.  

 
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Aquarelles de Franche Comté: L'Ognon à Buthiers


 
L'aquarelle : Je ne voulais pas faire une aquarelle de l'Ognon, mais une aquarelle de l'ambiance de l'Ognon le matin avant que l'air ne déchire son voile. L'aquarelle peut paraître pâle, elle l'est. Je l'ai voulu comme ça., j'ai voulu rendre aussi l'ensemble statique, immobile frais, mais pas froid, quelques tons chauds viennent rehausser l'atmosphère, enfin je crois A vous d'en juger.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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