Carnet de voyage


   
 
 
   
      
 

Bonnieux en Luberon

Le chemin remonte le petit vallon au pied du village. D’un coté il donne sur la pente avec le bourg, l’ancienne école que j’ai déjà peinte, de l’autre,  se répandent en terrasses, les jardins ombragés qui savent garder de la fraîcheur  malgré le soleil. La lumière y est vive, nous sommes coté sud,  les verts printaniers éclaboussent de mille tons, la pierre  blanchie est déjà chaude,  la terre fume encore de l’humidité laissée par la rosée du matin. Cet endroit est un endroit de paix. Là aboutissent beau nombre  des cascades de ruelles qui passent entre les maisons decendant du  vieux village. Bonnieux vit toute l'année c'est un pays d'indigènes qui n'ont pas l'habitude de se laisser impressionner par quelques touristes. Bien au contraire ce sont eux qui nous impressionnet par leur tranquile domination que ce soit par l'accent, la qualité des commerçants qui ne trouvent  pas utile de venter la rareté de leurs produits, ou que ce soit par la grande qualité des trois ou quatre artistes  qui ont osé poser leur valise dans ce havre et qui en sont aujourd'hui les plus fidèles défenseurs.

 

 
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Bonnieux: au long des jardins


 

Bonnieux , les jardins

Peindre ce paysage, c’était rendre la richesse des tons lumineux et mettre en scène cet axe du chemin dans la gaîté et l’atmosphère. Un ami m’a reproché d’avoir un peu négligé l’espace terre du jardin, c’est vrai, mais c’est un peu ma pratique, abandonner des endroits et en perfectionner d’autres. Ce qui m’importait d’avantage, c’était cet arbre central avec ses mélanges  et cet autre arbre jaune en arrière plan, c’était l’insistance des profondeurs sombres du versant ombragé. J’aime cette peinture, elle m’a mille fois donné ce que je lui  ai laissé.

 

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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