Carnet de voyage


 

Contis, Landes, les maisons des sables.

Au sortir du courant, alors que celui-ci a percé les dunes et la plage pour jeter ses eaux dans l’océan, le village s’est construit sur ses berges face à la mère. A l’origine tout au plus quelques maisons d’indigènes de l’intérieur de St Julien ou de Morcenx,  servaient de refuge après la pêche. Les plus près de la rive sont déjà en surplomb, plantées dans le sable de l’ancienne dune. J’ai peins une de celles là. La maison est à la fois fière face au sable et au vent, en même temps elle semble s’aplatir pour se faire plus discrète voire oublier en se réfugiant derrière son rideau d’arbres. Elle est même secrète d’elle rien ne transparaît. J’en ai peint d’autres  une aux volets jaunes qui rejoindra un jour la galerie, j’en peindrai une qui me séduit et qui me fait rêver. En balcon au dessus du courant elle s’étale face au sud et à la rivière. Une grande terrasse l’enveloppe dont une partie est fermée par des baies à petits carreaux. Elle est peinte d’un vieux rouge basque.

 

 
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J’ai dans cette aquarelle, tenté de transmettre cette atmosphère  à la fois de lumière et de vent où la maison semble se tapir dans son environnement, endroit où l’on se cache avec un bon livre. Le ciel océanique est chargé de nuages qui courent vers l’arrière pays pour former au soir un bel orage. J’ai bien aimé le travail autour des arbres en mouvements, les tons de verts venaient naturellement donner de la densité et trouvaient un écho dans les contrastes de tons du sable. Bon moment de peinture.     

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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