Exposition des aquarelles de Jérôme Boillot à Buis les Baronnies


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Exposition des aquarelles de Jérôme Boillot à Buis les Baronnies
 



Être invité à exposer des aquarelles dans une ville comme Buis les Baronnies, qu'on ne connait pas, à cinq cents kilomètres de chez soi, est peut-être flatteur, mais ce n'est pas simple, en tout cas, quelle expérience et quel plaisir? Quant au bout du compte, on y retrouve de la famille dispersée par la vie: Josette, Jacky, Francine, Julien, Béatrice et tant d'amis chers venus de loin, Anika Jean Louis et les autres, où encore, ceux que l'on retrouve là, après une aussi longue absence avec Bernadette et Serge qui vivent depuis plus de vingt ans tout près d'ici. Ne sont -ils pas d'ailleurs la première motivation secrète pour cette exposition?

C'est toujours aussi une aventure et une occasion exceptionnelle pour le peintre de voir accrochées, l'une à côté de l'autre, des peintures d'époques différentes, mais qui malgré tout, ont réussi à créer dans cette belle salle, un climat et un sentiment d'unité qui m'a réjoui. C'est l'occasion de voir s'il y a une sorte de continuité, un style qui s'affirme. C'est aussi la confrontation à un cadre, une sorte de commande de l'hôte qui a des règles des exigences, ici, la « Maison des Plantes » et sa représentante. Il faut être proche de la nature et de la Provence. C'est aussi assumer la frustration devant le trop peu de retour du public qui fut pourtant si nombreux. C'est encore découvrir une région qu'on ne connait pas et que ne se laisse pas apprivoiser comme ça. Il faut sortir des sentiers battus par les touristes pour y découvrir une âme profonde et émouvante, bien cachée derrière la splendeur de ses paysages. Les Baronnies, un mot qui roule comme un bruit de tambour et qui fait penser à l'histoire d'avant la France où il suffit de lever le regard pour en retrouver le témoignage qui a traversé le temps, sur les crêtes où se dessinent encore de vieilles dentelles crènelées d'antiques châteaux rongés par le soleil et le temps. Ce sont des rencontres avec ses paysans acharnés qui veulent que cette terre ingrate, difficile, continue à vivre et à nourrir son peuple. Ce sont eux qui dessinent encore les paysages ou alternent oliviers, pêchers, pâturages dans un mélange de couleurs qui fait souffrir tellement c'est beau. Alors merci à tous, vous m'avez rendu heureux.


     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
         
   


 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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