Tour du mont Aubert
Nous avions pourtant bien hésité à sortir de Besançon vu la pluie qui menaçait et le premier froid qui nous pétrifiait. La route jusqu'aux Fourgs nous avait laissé l'impression d'un désert , là ayant retrouvé nos amis habitués à cette montagne, ils eurent vite fait de nous faire abandonner toute réserve. Sur l'autre pente, coté suisse, au dessus du lac, on aurait un meilleur temps. Après avoir laissé les voitures à Mauborget , nous nous sommes littéralement abandonné à la montagne et à l'atmosphère. Glissant de valons en valons, nous sommes arrivé au belvédère au dessus du lac dans une ambiance de fin du monde. Le vent poussait de lourds nuages |
gorgés d'eau et de neige , à l'horizon , la lumière du Léman répandait un halo nacré. De l'autre coté, le lac de Neuchâtel , le lac de Morat, celui de Bienne, s'égrainent en chapelet, laissés là il y a bien longtemps par un géant de glace. En remontant dans la montagne, derrière le mont, nous fîmes une halte gourmande aux Gélinottes , accueillis par ses propriétaires, couple chaleureux de jurassiens, plus tout jeunes, mais pleins de vie et d'histoires. Le pinot gris de Concise accompagna chaleureusement le gigot et les reuchtis . Plus tard dans la soirée de retour aux Fourgs chez nos amis, devant une tisane et une bonne brioche nous refîmes le monde. |