L'apocalypse serait il pour demain?


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L'apocalypse peut-être ?
On a beau être au courant et avoir quelques informations, quand un spécialiste, philosophe et chercheur vous nourrit de son son travail dans le cadre d'une conférence, il y a toujours un moment de choc, de prise de conscience qui force à un rééquilibrage intérieur qui n'est pas toujours sans douleur. Ce fut le cas pour moi après la rencontre de Dominique Bourg sur l'avenir de notre planète et de nous même. Les conclusions qui suivent ont de quoi faire peur. Je vous en livre le contenu, pour qu'au-delà de cette information squelettique,  chacun puisse aller se renseigner davantage, acquérir une conscience et une connaissance plus avertie dans ce domaine et puisse prendre ses responsabilités face à notre devenir.
Le réchauffement climatique a déjà transformé notre environnement et il risque de le changer encore plus radicalement et plus rapidement dans les prochaines années. L'homme par son extravagance égoïste et prétentieuse  est incapable de se mettre en question par rapport au risque qu'il fait encourir à la planète et à sa propre persistance. Encore un oiseau de mauvais augure me direz vous ? J'aurais préféré, mais malheureusement, j'ai bien peur d'être  dans l'effroyable vérité que relatent d'ailleurs beau nombre de scientifiques, de philosophes d'écologistes. Ce texte est pour moi, à mon échelle, le moyen de transmettre une alerte susceptible de nous insister à aller  y voir de plus près, à comprendre et à prendre énergiquement notre destin en main, d'autant qu'il semblerait qu'il nous reste très peu de temps pour corriger nos effroyables erreurs. On nous mobilise sur les dangers du nucléaire, mais le nucléaire est peut-être un faux problème à côté du climat, du moins les dangers du nucléaire nous renvoient à un temps que l'on atteindra peut-être pas. Nous aurons été exterminés bien avant ça, ou tout au plus le nucléaire se rajouterait à la catastrophe. Si l'homme a vécu sous les lois de la nature jusqu'au milieu du XIX em siècle, en cent ans, il a tellement exploité la planète, qu'il en est arrivé au bout de ses capacités, en épuisant la majorité de ses ressources: en matières premières , en ressources énergétiques, en qualité des sols, en qualité de l'eau. Ce constat est déjà bien sévère, mais ce n'est pas le pire. Dans les quatre vingt dernières années, l'homme est arrivé à détruire l'équilibre de l'atmosphère et a enclenché un processus de réchauffement catastrophique à l'échelle de la planète. Sans que cela ne nous dérange encore  beaucoup aujourd'hui,. Il est banal de dire que le temps à changé. Il y a tellement de choses dans ce changement qui ne se voient pas et qui n'ont pas encore d'incidence sur notre vie quotidienne, même si elles en ont sur certains, dans certains pays, on se sent encore protégé et peu soucieux de ce qui se passe. La banquise fond, les tornades ont été multipliées par cent, les tempêtes se répètent et s’accentuent, le niveau de la mer monte et inonde des régions entières, les sols sont détériorés par le sel, les nappes phréatiques s'épuisent et disparaissent dans certaines parties du globe, les forêts brulent. Tout
cela en ayant augmenté la température moyenne que de quelques dixièmes de degrés. Les pays commencent,  sans empressement, à se poser quelques   questions, des théories s'affrontent. Les réunions internationales de Rio, de Copenhague, de Durban, piétinent, n'arrivent pas à décider de réels changements de nos habitudes et de nos orientations. Les scientifiques les plus radicaux considèrent que sans un changement important dans les trois à cinq ans qui viennent, les hommes n'arriveront pas à juguler l'augmentation des températures, laquelle a  une très grande inertie et que ces augmentations risquent bien d'atteindre quatre degrés et plus d'ici  moins de cinquante ans.  De telles conditions changeraient complètement le monde. La moitié des terres habitées ne pourraient plus l'être, alors que d'ici là, la population aura encore augmenté considérablement. Cela veut dire que les zones tempérées risquent bien d'être envahies par des populations en migration. Cela se compterait en centaines de millions de personnes. Nos petits conforts ne seraient plus que de vagues souvenirs. On peut d'ores et déjà supposer des milliards de  morts qui ne nous permettent pas d'imaginer que nous puissions être épargnés, peut-être, pas nous-mêmes, mais nos enfants et nos petits enfants, victimes des pollutions, de l'adversité, de l'effondrement économique, de la faim peut-être. Certaines communautés plus riches tenteront sans aucun doute de se protéger en combattant avec violence les autres. Nos démocraties risquent bien de ne pas y survivre,  nos cultures ,nos économies, nos agricultures, non plus.  Jacques Attali, Dominque Bourg, bien d'autres encore,  n'excluent pas la perte de la moitié de la population humaine en quelques années .
En conclusion. Je ne défends pas une théorie, j'écoute, j'entends et je ne peux pas rester sans rien faire. Ces chercheurs ne sont pas des illuminés qui s'amusent à faire peur, s'ils nous disent que nous  avons pris le risque d'un arrêt brutal de la simple persistance de l'humanité, non pas dans des temps indéfinis, mais demain, ou nos  enfants seront les victimes de ce désastre, on ne peut pas mettre la tête dans le sable, il faut y voire plus clair, rapidement, et que chacun assume se place et sa responsabilité. Certains prennent encore Artus Bertand pour un rabat-joie. Il a pu constater, mesurer les détériorations catastrophiques qu'il voit filer comme des tsunamis depuis son hélicoptère. Allons-nous nous contenter d'attendre sur la plage???? N'y a t il pas quelque chose à faire?Notre destin est il celui que nous voyons dans les bandes dessinées de science fiction?Faut il nous préparer à un univers à la Mad Max.

Je ne voudrais pas finir sur une image aussi pessimiste. Je ne peux pas m'empêcher de rapprocher  ce qui nous guette d'une autre aventure humaine, même si là, l'homme n'y était pas pour grand chose: la peste de 1348. En trois ans, l'Europe à perdu entre 1/3 et la moitié de sa population. L'économie, l'agriculture , la culture, l'organisation sociale s'en sont  trouvées complètement bouleversées. L'homme avec sa capacité à vivre et à espérer a été capable de rebondir. Les civilisations ont mis plus de cent ans pour s'en remettre et produire la Renaissance. La Renaissance n'aurait certainement pas existé sans cette peste.
   
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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