Le champs : c’est un peu l’unité du paysage. Il s’étale, délimite l’espace, souligne de ses traits l’atmosphère, il ouvre ou enferme, il se perd et nous perd. J’aime cette unité de paysage qui forme l’horizon et les bornes de l’image et de l’imaginaire. Cette Franche Comté est exceptionnelle en ce sens. A chaque instant on peut changer complètement de d’ambiance et passer d’un coup d’un monde heureux et gai à un espace angoissant voire sinistre, pour retrouver cent mètres plus loin la lumière aveuglante d’une douce |
prairie virginale. La Franche Comté n’offre pas de paysages bouleversants comme peuvent le faire d’autres régions qui offrent des spectacles grandioses, ici tout est subtilité, soupesons, harmonies qui se découvrent qu’à ceux qui prennent le temps et qui s’offrent un peu.
Si le champ occupe le bas de l'image, le ciel prend aussi toute son importance. La Franche Comté offre des ciels d'une profondeur extrème, tantôt saumon, de plomb ou de gris tendre, le mouvement est ample magestueux. |