Carnet de voyage


   
 
 
   
       
 
 
 
   
 

L’après midi était prometteur. Après avoir laissé la voiture au détour d’un virage avant d’arriver sur le plateau de Claparède sur les hauteurs de Bonnieux, nous primes un chemin plein sud qui à travers les lavandes de la Teyssière et les chênes truffiers de Moiren, nous amena jusqu’à la falaise de Saint Pons au sur plomb de la combe de Bonnieux qui serpente jusqu’à Lourmarin. Le temps était doux, aucun bruit, si ce n’est le souffle du frottement de l’air contre les ailes de deux grands rapaces étonnés de nous voir sur leur territoire et leurs cris nous ramenant à plus de modestie, car fières nous étions, de nous sentir si forts sur cette hauteur à dominer le Rocher des abeilles comme ont du le faire quelques hommes de Cromagnon à la recherche d'incertaines proies cachées au fond des gorges. Après l’extase le marcheur doit toujours penser au retour. Il nous fallait suivre l’arête, sauter de dalles en dalles et remonter vers le plateau et le Prieuré de St Symphorien puis nous diriger vers le Château de Bioux. Quelle aventure ? que de surprises, quel charme ? ce petit hameau de La Tour, qui nous rappelle que les vaudois ne sont pas loin.  Voyageur, oses sortir des sentiers l’émerveillement est à ta porte. 

 

 
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Lourmarin Provence Touffe de biscuitelles


 

Touffe de Biscuitelles sur la falaise de Saint Pons

 

Cette aquarelle me donna beaucoup de plaisir dans sa réalisation. Il n’y pas de ciel. L’enjeu consiste a jouer entre le sujet principal : la fleur et son fond tout en trouvant le moyen de créer de la profondeur de champ  pour créer l’ambiance du site  et son caractère sauvage.

J’ai procédé par plusieurs applications de peinture sur le fond en ayant pris soin de masquer les fleurs avec de la gomme. Trouvant que ce fond était suffisamment dense j’ai réalisé le premier plan  avec le rocher et les feuillages. La gomme étant retirée, j’ai procédé à la réalisation de la fleur : les tiges, les touches de jaune. Je me sous alors rendu compte que le fond en arrière plan n’était pas assez profond. J’ai du recouvrir les fleurs et les tiges de gomme pour procéder à l’application de nouvelles couches sur le fond. Ensuite je me suis permis de reprendre à nouveau les fleurs. Je suis au bouc u compte assez satisfait du travail. La fleur donne bien l’impression d’être en sur plomb dominant la vallée, avec une sensation à la fois de fragilité et d’audace dans son écrin minéral. Les verts se conjuguent bien.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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