Carnet de voyage


   
 
 
   
       
 


Venant de ChanteBelle

ChanteBelle, mythe des années 68  où une famille courageuse vint reprendre la ferme, élever de belles chèvres blanches qui nous accompagnaient longuement dans nos promenades,  dont certaines bien après la disparition de l’exploitation errent encore à l’état sauvage sur le massif. La maison est adossée à la roche en fond de reculée, loin de tout. Pendant plus de vingt ans ils ont écarté les pierres, arraché les chênes  pour restaurer des pâturages ancestraux depuis si longtemps abndonnés. Ils ont fait de merveilleux fromages de chèvre, leurs enfants ont grandi dans ce site exceptionnel et sauvage. J’ai oublié leur nom, qu’ils me pardonnent, mais qu’ils sachent qu’ils ont toute mon admiration.

Un vrai chemin du moyen age vient de Sivergues, épouse le relief et descend vers l’AigueBrun et les Seguin. Presque au bord de l’eau au bout d’une belle prairie, sous la roche, dans une maison troglodyte, vivait une autre famille. Dans ces années d’écologie avant l’heure, ou  certains avaient déjà compris  quelques vérités et avaient su renouer avec un luxe, une richesse inestimable: la paix de l'âme. J’adore cet endroit, y suis-je passé mille fois ? J’ai toujours ce frisson entre fébrilité et angoisse  au milieu de ce cahot effondré  depuis tellement longtemps  alors que  se mêlent, impressions visuelles, couleurs chatoyantes, odeurs de terre et de pierre chaude. Brigitte et Annie sont en arrêt devant une épine  buissonneuse en fleur qui dégage un parfum  enivrant.     

 

 
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Luberon. Venant de Chantebelle


 

Venant de ChanteBelle


L’aquarelle s’est d’abord  annoncée par un dessin assez précis , puis la ligne diagonale de feuillages s’est naturellement imposée avec des tons doux printaniers,d’une grande variété de couleurs. Les falaises sont nées de touches de gris de Peyne  et d’ocre rouge adouci d’ocre jaune. La difficulté fut de donner du relief et de la profondeur au premier plan puis entre la falaise de droite en second plan et celle du fond. Les deux personnages donnent un rapport de grandeur qui permet que l’on se repère.

J’aime bien cette composition. Si en final les densités sont assez plaisantes, le dallage du chemin perturbe un peu et n’apporte rien si ce n’est une impression chaotique de ce pierrier.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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