Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 
 
 
   
 

Après un passage en balcon le chemin s'écarte de la falaise et passe comme par une porte naturelle ou trône un monolithe gardien.  Ah quel plaisir de me retrouver à nouveau sur ce chemin de ChanteBelle, plaisir de me fondre avec ces couleurs, cette fenaison rafraichissante et la chaleur blanche du chemin. Combien de paysans ont mouillé leur chemises sur ces cailloux, combien ont rechercher l’ombre pour s’y réfugier le temps d’une gorgée d’eau fraiche. Ces endroits me font toujours penser à Gustave Courbet pourquoi ? la vérité et la force de la matière peut-être, ou bien cette nature sauvage parfois pesante qui structure l’architecture d’un paysage esthétique qui s’impose avec réalisme . J’aurais aimé qu’il vienne dans cet endroit, qu’il y peigne,  je suis sûr qu’il lui aurait plu et qu’il lui aurait apporté  inspiration. Même aujourd’hui si le chemin s’est tu à nouveau après sa renaissance des années 68, il raisonne encore de ces vies. Les chèvres blanches hantent encore les collines, les gros chiens fantomatiques de la ferme semblent veiller sur les passages. Je ne sais pas qui habite la maison aujourd’hui, je ne sais pas s’il se rend compte  de toute cette force qui l’environne, qui s’est accumulée à travers des siècles d’histoire.

 

 
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Luberon: Arrivée sur ChanteBelle


 

Arrivée sur ChanteBelle

Etant la deuxième aquarelle de la série, j’ai eu l’impression que les choses allaient d’elles mêmes. Le cadrage s’imposa d’entrée de jeu, la profondeur de champs se construisit doucement par les couches successives de couleurs. Les tons étaient à la fois différents et proches de ceux  de la précédente aquarelle. Une sorte d’unité s’en dégageait naturellement. J’avais envie là de montrer un soleil plus chaud  qui attendrissait les reliefs et les autres couleurs. J’aime bien ce travail

 

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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