Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 

De Buoux vers les Seguins

 

Quitter le village enchâssé dans son vallon pour gravir la pente inondée de soleil plutôt que de rester à la terrasse de la Sparagoule devant un verre de pastis bien frais, relève de l’exploit, mais quelle récompense ? Bientôt le chemin glisse doucement sur le plateau pour venir effleurer la falaise de Buoux au dessus d’Aigue Brun et des Seguins. A quelques centimètres du vide, le chemin a laissé place à un sentier qui trace entre les chênes verts. En face du fond e de la vallée se dresse la falaise du fort, impériale, imprenable, comme un donjon naturel, l’homme y a construit sa forteresse. Au retour, comme des voleurs, à demi courbés pour ne pas être vus, nous longeons une propriété comme le firent les héros de Pagnol dans le « Château de ma mère » Empressement, émotion, hâtent le pas.

 

 
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Luberon De Buoux aux Seguins


 

Luberon : DeBuoux aux Seguins.

 

J’aime cette aquarelle principalement pour la sensation que dégagent les feuillages des buissons que l’on sent ballottés par le vent. J’ai un peu triché sur la couleur de la terre, sur les hauteurs de Buoux elle est plus sombre, mais j’avais besoin de cet ocre pour trancher avec les verts. Le chemin s’enfonce dans la végétation, le mur de pierre l’accompagne comme un trait, une herbe de printemps bien verte, grace, attend d’être brûlée par le soleil.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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