Carnet de voyage


  Jean Louis Richaud, notre ami du Luberon. Un sacré bon homme ce gars là, comment parler de lui? c'est un vrai provençal, un de ces rares indigènes qui donne de la trempe à ce pays envahit par des gens d'ailleurs. Il n'est pas de ces joyeux méditerranéens exubérants, il a du Vaudois dans le sang qui le rend secret  et sauvage. Mais quelle âme, dans sa culture révolutionnaire, un tantinet anarchiste, il cultive le paradoxe. Il apprend  de tout  ce qui fit de lui une mine. Il est curieux, alors il a toujours quelque chose de nouveau a expérimenter. Dans le temps ou il fut un instituteur il a du en être un bon. C’est un bâtisseur, il est heureux quand il a la truelle et le marteau en mains. Il aurait été un bon compagnon sur le chantier de Sénanque. Il a du Bosco, et du Giono à la fois s’il a appris de la matière, il a appris également de l’intellect, il a de la culture comme on dit, mais de celle qui ne se cultive pas dans les salons. En un mot c’est un homme abouti même s’il n’est pas achevé, c’est un paysan ouvrier, instituteur maçon  

 
Retour

Luberon.La maison aux volets bleus


 

La maison aux volets bleus. (Lubéron St Martin de Castillon). Maison de Jean Louis. Le sang de la terre vient se coller à un pré de petites fleurs jaune. Quel plaisir, je peins cette maison assis sur le muret de la ceriseraie du Boisserand.

Format :

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
Création site internet, www.melian.org