Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 

Fond d'un aiguier

Les balades sur les flancs du massif amènent parfois à faire de curieuses rencontres, vestiges de nos ancêtres. Ce jour là, après avoir gravi le sentier caillouteux d'une gorge profonde qui à certains moments doit se transformer en lit d'un torrent tumultueux qui débouche en temps de pluie près de la chapelle St Pierre, nous sommes arrivés sur le plateau, un sentier courre le long d'un versant pour rejoindre les grandes dalles nues d'Auribeau. Sans y porter attention, on pourrait passer à côté, croyant qu'il ne s'agit que d'un effleurement de roche alors que bien au contraire, des hommes d'un autre temps, bien malins, ont dompté la roche sur l'ensemble du site pour en faire un astucieux complexe de captage et de stockage de l'eau de pluie. De profondes saignées convergent vers des fosses taillées dans la roche ou s'accumulent le précieux liquide. Des trop-pleins permettent d'en irriguer d'autres en cascades. Les dernières servent d'abreuvoirs pour les bêtes. Combien de temps, d'effort a-t-il fallu pour tailler la roche et faire ce montage savant? Combien de générations s'y sont-elles abreuvées? Aujourd'hui abandonnés, ces aiguiers permettent à une végétation bizarre très adaptée au milieu, de se développer pour créer des bouquets surprenants.

 

 
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Peinture de Provence: Au fond d'un aiguier


 

L'aquarelle:

la difficulté dans cette peinture et de lui donner du volume et un rapport à l'espace, tout en lui rendant l'atmosphère qui lui est due.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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