Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 
 
 
   
 


Comme une ceinture, le sentier des Esconfines de Buoux fait le tour de la colline. Il part du village pour rejoindre le château dans l'autre val et revient par la chapelle et l'oratoire. Bien belle balade qui, si elle est presque plate géographiquement, émotionnellement, elle ne manque pas de relief. Sur une redosse, au-dessus des grandes falaises, il coure à plat, laissant voir en face, de l'autre coté de l'Aigue brun, le promontoire avec la magnifique forteresse de Buoux, mise en scène magistralement dans un décor sauvage violent même, qui a la rudesse des gens qui ont du vivre là et pour beaucoup, y mourir. Plus loin, le seul passage traversant le massif, appelé aussi, la passe de Lourmarin, apparaît comme une grosse plaie entamant la montagne dans un capharnaüm de roches renversées, qui pourrait laisser croire que ce fut toujours le passage des hommes, mais avec l'eau, on sait qu'il ne fait pas toujours bon ménage et il lui préféra longtemps un passage plus rude, mais plus sûr par Sivergue et les sommets. Enfin, le plateau des Claparèdes se dessine au dessus du Jas répandant ses odeurs de thym poussées par le mistral, dont les chèvres des Morard,capturent dans leur lait les subtiles senteurs qui feront de leur fromage, le plus riche, le plus fin, le plus apprécié des connaisseurs. Autant, de lieux mythiques du Luberon qui inlassablement font rêver le marcheur amoureux que je suis.

 

 
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Peinture de Provence:Sentier des Esconfines Buoux


 
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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