Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
 

Il est juste au bord du sentier qui monte de St Luc au Chalet Blanc du Tounô, juste avant le torrent et la foret. Adossé à la pente, comme enraciné, il semble éternel. Il a traversé le temps, combien de générations y ont abrité leurs bêtes? Destiné à deux vaches ou à quatre chèvres, il témoigne que les anniviards n'étaient pas avares en soins pour leurs animaux, qu'ils protégeaient de mille attentions comme des trésors. Il est vrai que c'était leur seule richesse. Ces paysans n'en faisaient guère plus pour eux mêmes. Aujourd'hui, il paraît bien abandonné, envahi par les broussailles, les framboisiers, les églantiers. Sans rancune, il livre encore à qui veut bien le regarder, le charme de ses beaux bastings chocolat de sa façade, laquelle protège des vents et de la neige, les grandes hampes des fleurs oubliées de l'été précédant lesquelles se détachent, comme des pièces d'or, sur ce fond de vieux bois. Rusticité et pureté d'une esthétique qui ne se rattache à aucune école si ce n'est celle des promeneurs sensibles et nostalgiques . Cela suffira t il pour qu'il ait une nouvelle destinée et qu'il soit protégé du pourrissement et de l'effondrement? J'ose le croire.
 

 
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Peinture du Valais:Porte d'un mazot de Roua


 
 L'aquarelle: Sorte de nature morte , je voulais restituer cette atmosphère , cet éclat  des herbes jaunies sur ce fond  si chaud composé par le hasard de la nature.
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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