Prix Louis Pergaud 2007


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Prix Louis Pergaud 2007



Le Prix Louis Pergaud  fut fondé en 1953  par l’Association des Franc-Comtois à Paris et connut déjà 66 lauréats.

Louis Pergaud est né  à Belmont  dans le Doubs. Il écrivit son premier ouvrage « De Goupil à Margot » alors qu’il était instituteur en banlieue parisienne, lequel lui valut le Prix Goncourt en 1910. Il meurt le 8 Avril 1915  sous les obus en Lorraine.

 

L’auteur lauréat 2007 est :  Jean Louis Grosmaire. Il est né à Abidjan en Cote d’Ivoire. Issu d’une famille Franc Comtoise  de haute Saône, il fut en partie élevé par sa grand-mère au village de  Quitteur. Il fréquenta le collège Augustin Cournot de Gray. Il fit des études de  géographie à la Sorbonne. Après un service militaire dans la coopération au Canada, il s’y établit en tant que professeur de géographie puis en tant qu’écrivain.

 Il y produisit plus de quinze ouvrages majeurs, certains très proches de la Franche Comté et des sentiments qui l’y rattachent.

Les deux derniers ouvrages mettent en scène les mêmes personnages.

Dans « l’homme qui regardait vers l’Ouest » l’auteur retrace le parcours d’un Franc Comtois et de sa fille, qui  émigrent au Canada au début du XXem siècle. Les personnages y sont saisissants de vérité, de force  et de cette glaise de Comtois qui trempe les caractères que l’on reconnaît chez tous ceux des nôtres dont à travers le temps, on parle encore : de Pergaud, à Victor Hugo, de Proudhon à Edgar Faure, de Gustave Courbet à Charles Belle et qui se retrouvent bien sûr chez ceux qui conquirent  l’Amérique, je n'oublierai pas Bernard Clavel, cette grande figure  de la littérature qui nous rendit notre histoire  et qui nous transporta sur l'autre continent. Jean Louis aujourd'hui avec ce prix se révèle comme un  fils spirituel de cette lignée avec lesquels il illustre et rend homage à notre identité.

Dans ce dernier ouvrage aujourd’hui primé, Paul Javelier le héros, revient

avec d’autres pour défendre sa terre natale. La guerre, les sentiments, l’aventure, s’entrechoquent autour de personnages tiraillés pleins d’humanité et de cette pureté, richesse des gens simples.

L’auteur n’est jamais bien loin, n’est- il pas un peu celui qui regarda vers l’Ouest ? Celui qui revient toujours, parce qu’il y a des pages qui ne se tournent jamais et qui nous habitent au plus profond de l’âme.  Pour preuve le discours de Jean Louis à la remise du prix : Par des phrases fortes, parfois dures, parfois si tendres,  le lauréat se replace avec émotion tendresse au milieu de ce chemin d’histoire et d’histoires, au milieu de cette guerre de 14 qui fut sans cesse si présente dans sa vie, dans  cette expression simple sensible de fils spirituel d’André Besson dont il se sent l’héritier. Héritier aussi d’une terre qui a su lui donner l’accueil, l’amour, la culture des lettres et cette plénitude complexe qui transparaît aujourd’hui dans son œuvre. Rempli de tout ceux qui l’on précédé et habité,sa grand-mère, sa mère, sa famille, de tout ceux qui font sa vie d’aujourd’hui, son compagnon, ses amis du monde entier, l’écrivain est le miroir de ses personnages qui à leur tour sont les miroirs de l’auteur. Il a emporté un bout de cette Franche Comté pour la donner à ceux qui étaient parti bien avant lui comme son personnage mais aussi comme tous ces déportés de chez nous  expédiés par Louis XIV au Canada, pour nous la rendre, plus belle plus fière.

Il nous revient fils prodigue longtemps éloigné mais jamais perdu. Il nous offre une image qu’il nous dit être la notre avec autant de conviction qu’il nous plait de le croire pour autant que nous la lui reconnaissions pour la sienne.

Comtois, merci de croire en nous, de nous le dire si bien et de nous donner cette force de ton nouveau monde. 

Bonjour Monsieur Grosmaire

Ton cousin  de Franche Comté.

pour Jean-Louis Grosmaire

site de l'Association : http://comtoisdeparis.free.fr


     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
          
     
 
 
 
     
          
   
 

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