Carnet de voyage


   
 
 
   
       
 
 
 
   
 

Petite maison dans les lavandes

 

Combien de photos ai-je pu prendre de cette maison depuis des années ?

 A chacun de mes passages, elle offre un spectacle nouveau. Tantôt se détachant des cerisiers en fleurs, tantôt trônant au milieu des lavandes, ou encore se détachant sur un ciel de plomb, cette petite demeure de poupée apparaît comme un bateau perdu. Toujours vivante, par ses fenêtres  ouvertes sur la campagne, par ses fanions de linge claquant au vent, elle flotte sur cette mer d’ocre. Elle a beau être une image trop typique  de Luberon   peut-être un peu trop  facilement servie aux touristes, mais cela se comprend, elle a la gloire méritée d’une harmonie dont on ne se lasse pas. La petite route au sortir d’Apt monte pour rejoindre la roche de Saignon. Pendant un temps elle longe cette maison sur un petit replat avant de serpenter sous la roche pour d’entrer dans le village.

 

 
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Provence. Saignon


 

Cette aquarelle s’est imposée d’elle-même naturellement. Couche par couche, la densité est venue petit à petit sans effort ni tourment. L’ambiance y est encore froide et hivernale par le rose du Luberon et du ciel, les couleurs terre et brunes dominent dans la végétation. Sur l’aquarelle, une légère pente du terrain vers la droite, donne une certaine gène par une sensation de déséquilibre. C’est dommage, elle est toute fois compensée par les lignes de fuite du massif et de l’épaulement transversal qui forme le deuxième plan de la peinture ou par la densité de l’ocre qui recentre le regard.   J'aime bien le coté coquille de noix en suspension. J'aime aussi les ocres et l'indigo des touffes de lavande.

 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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