Carnet de voyage


   
 
 
   
       
   
 
 
   
       
   
 
 
   
      
 

Combien d’aquarelles ferai je de cet endroit ? Je ne sais pas mais la source me semble infinie. Le chemin part en dessous de Sivergue en épousant les festons des plis du Luberon.

Le chemin rejoint la ferme de Chante Belle puis descend d’un cran pour venir  en balcon au dessus des falaises qui surplombent la rivière de l’Aigue brun avant de venir mourir aux pieds du fort de Buoux en face des Seguins.

 En quarante ans, combien de fois ai-je pris ce chemin ? Je ne saurais le dire  mais ce que je sais c’est que l’envie de le parcourir ne m’a jamais quitté, et à chaque fois, j’ai connu le bonheur que procure un tel endroit aussi magique. Quand nos enfants étaient petits et que la ferme produisait encore son fromage si parfumé, les grandes chèvres blanches du  troupeau,  en liberté et curieuses, nous suivaient par le haut de la falaise, nous rappelant de leurs bêlements  que nous étions dans leur domaine  et que nous les dérangions quelque peu dans leur quiétude méditerranéenne. Aujourd’hui malheureusement le coin a perdu de son activité, la ferme n’est plus exploitée, si le pittoresque perd un peu, le caractère sauvage reprend le dessus. L'endroit transmet les vibrations de la vie de nos encètres lointains de la pré histoire et réveille en moi les gènes de l'homme de Néandertal.

 

 
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Provence Chemin de Chante Belle


 
Première aquarelle d’une série de deux, le dessin se fit d’un trait je commençai à peindre les premiers tons sur la falaise puis comme en éco, le vert des arbres. Ce fut ensuite  une suite de concentrations d’effets de densités de couleurs pour donner des effets de profondeur  et de volume. J’ai beaucoup aimé le travail autour de la recherche de reflets  et d’écarts entre les essences d’arbres. Ce fut un grand plaisir de peindre cette cascade rocailleuse du chemin semant ombres et lumières
 

Jérôme Boillot, tous droits réservés
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